Archives du blog

La chaleur géothermale de Grigny-Viry va étendre son réseau et ses bénéficiaires

La réussite du projet emblématique de géothermie profonde développé sur les Villes de Grigny et Viry-Châtillon fait des émules.

Depuis octobre 2017 11 000 équivalents logements et bon nombre d’équipements publics sont raccordés à ce réseau qui permet d’éviter chaque année le rejet dans l’atmosphère de 10 000 tonnes de CO2/an. Et la Société d’Exploitation des Energies Renouvelables (SEER)*, qui l’a développé et le gère, s’est engagée dans le processus de son extension. C’est ainsi, que le schéma directeur territorial a permis de confirmer un potentiel géothermal important sur plusieurs villes avoisinantes, à savoir : Fleury-Mérogis, Juvisy-sur-Orge, Morsang-sur-Orge, Sainte-Geneviève-des-Bois, Saint-Michel-sur-Orge, Savigny-sur-Orge et Ris Orangis.

Lors de la tenue de son Conseil d’Administration le 28 juin dernier, les administrateurs de la SEER, à l’unanimité, se sont prononcés favorablement pour poursuivre dans les meilleurs délais, les raccordements potentiels et notamment la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis – la plus grande prison d’Europe – pour laquelle les démarches sont déjà en cours…

Consulter le communiqué de presse pour en savoir plus

Boulogne-Billancourt, aménagement Ecoquartier

Sur un territoire de 74 hectares, qui comprend les Rives de Seine et l’île Seguin, le Trapèze a décroché en septembre le label national ÉcoQuartier, reconnaissance suprême du travail réalisé par la Saem Val de Seine aménagement sur les anciennes friches industrielles des usines Renault.

Aménagé par la Saem Val de Seine Aménagement, l’écoquartier du Trapèze veut concilier à Boulogne espace, nature et densité urbaine © Laverne/Saem Val de Seine Aménagement

Il suffit de se promener dans ce Trapèze pour sentir toute sa dynamique durable, issue d’un important travail qui a abouti en septembre dernier à l’obtention du label ÉcoQuartier. Le pari a été pris par la Saem Val de Seine Aménagement de développer une démarche globale avec de fortes exigences environnementales en milieu urbain dense. « Le site a été conçu comme une « ville-parc », avec une ambiance paysagère très présente, aérant de manière originale le périmètre urbain et offrant 8 m² d’espaces verts par habitant », commente Valentine Becker, directrice des études urbaines à la Saem. L’allée Robert Doisneau illustre bien cette dimension écologique. Dédiée aux vélos et piétons, bordée d’un réseau de noues qui récupère et filtre les eaux de pluie, l’artère « s’intègre dans une logique environnementale cohérente, en lien avec l’écosystème de la Seine sur laquelle elle débouche ». Au cœur du quartier, un parc de 7 hectares est la pièce maîtresse de l’ensemble, capable de réguler l’eau en cas de pluies importantes.

Plus de 5 000 habitants se sont déjà̀ installés dans cet écoquartier multifonctionnel qui abritera logements, bureaux, commerces, et équipements culturels et de proximité (crèche, lycée…). Il comptera à terme près de 15 000 habitants et autant de salariés. C’est l’ensemble de Boulogne-Billancourt qui bénéficie de la dynamique insufflée. Le projet comprend aussi le quartier du Pont de Sèvres, en cours de rénovation, dont les enjeux majeurs sont sa requalification et son intégration aux nouveaux aménagements et au reste de la ville.

L’atout des énergies renouvelables
Les experts du ministère venus sur place, dans le cadre du label ÉcoQuartier, ont apprécié la qualité d’un projet qui a su concrétiser des objectifs visibles aujourd’hui, avec la réalisation d’une première phase de 300.000m² environ. Parmi les paramètres mis en avant : l’importance des espaces verts au cœur d’un système innovant de gestion des eaux de pluie à ciel ouvert, la mixité sociale et fonctionnelle de la programmation, ou encore des chantiers à faibles nuisances.

L’optimisation des sources d’énergie est également un point fort du projet, avec un réseau innovant de chaud et de froid qui recourt à trois sources d’énergies renouvelables et de récupération : l’énergie dégagée par l’incinération des déchets ménagers, la production de froid produite par des groupes « froids » couplés à des stockages de glace (qui seront refroidis grâce à l’eau de la Seine), et l’utilisation de la ressource géothermale en sous-sol. Cette dernière permet d’assurer une base pour le chauffage et le refroidissement des immeubles raccordés au réseau. « Au total, la part des énergies renouvelables va être ainsi portée à 65 % », précise Valentine Becker.

Tous ces efforts se poursuivent sur l’Ile Seguin qui constituera un laboratoire en termes de mobilité, d’accessibilité, de recours aux énergies renouvelables, et de gestion urbaine « intelligente ».

Source : l’actualité des EPL

%d blogueurs aiment cette page :